Chronique The Naked Society

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Sorti à l’été 2014, il aura fallu attendre les plus fraîches températures de l’hiver pour que le quatrième album de Maleficentia ne parvienne jusqu’à nos oreilles. Ce nom ne raisonnera que chez les plus amateurs de musique maléfique mais, au fil de nombreuses années, ce groupe s’est frayé sa place dans l’underground français. Alors que le black symphonique rime souvent avec grandiloquence et orchestrations pompeuses, ce Finis Gloriae Mundis touche les profondeurs de notre âme sans tomber dans les travers du genre.

 

À l’instar du premier titre « Among Wilted Hellebores », on se laisse facilement embarquer par les mélodies. Brisant la monotonie du genre, le chant de Daevhorn oscille entre le black et le death. Dans la plus pure tradition du style, le batteur, au doux nom de Molkhor, pratique le blast à outrance mais sait calmer ses ardeurs lors des parties plus lentes et imposantes, laissant ainsi la place aux guitares et autres arrangements (« The Crimson Path »). De manière générale,  il se dégage de l’ensemble une véritable profondeur émotionnelle et une furieuse envie de remuer la nuque. Différentes ambiances planent pendant près de cinquante minutes. Ainsi, le vent de désolation soufflant sur l’arpège de fin de « Let the Vulture Sings my Empire » nous laisse errer avant que le très puissant « Collapsed by Memories » ne s’abatte sur nous et ne dévaste l’espace grâce à des claviers d’une redoutable présence. Ce voyage dans les tréfonds de la musique metal se clôture sur un titre éponyme magistral de plus de sept minutes, laissant planer un vent glacial et les grondements d’un orage durant lequel notre âme pourra voguer et se remettre de ses émotions.

 

Avec plus de quinze ans de carrière, Maleficentia n’est toujours pas sorti de l’ombre. Ce Finis Gloriae Mundis pourrait bien être une belle étape dans leur carrière. Forgé par des musiciens expérimentés et désireux de laisser les trivialités de côté, cet album transporte et transpire d’émotions. Il ravira les fans du groupe et intégrera très certainement de nouvelles légions dans les rangs du black metal. En effet, il est à conseiller à ceux qui, comme moi, ont du mal avec le côté « guignol » de Dimmu Borgir ou à ceux qui veulent découvrir le black sans repasser par les fondamentaux crades de Mayhem, Darkthrone et compagnie. En somme, une véritable porte d’accès vers un univers musical riche et complexe…

 

Retrouvez la chronique de The Naked Society : http://www.thenakedsociety.fr/maleficentia-finis-gloriae-mundi/

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Date de dernière mise à jour : 03/04/2017