Chronique PostChrist

Postchrist

 

Beaucoup se souviennent de MALEFICENTIA, groupe francilien officiant depuis 2000 dans un Black Metal atmosphérique et mélodique très conventionnel. Après leur premier album sorti à une époque où ce style faisait encore fureur, ou presque, le groupe s'était fait largement oublié pendant une bonne dizaine d'années, nous sortant deux albums d'une qualité tout à fait honorable, mais pas suffisamment dans une scène surchargée dans le domaine. Cette réalité ne l'a pas empêché de persister et de continuer à travailler. Sans grandes exagérations, on pourrait comparer cette évolution et cette résolution à celles de CRYPTIC WINTERMOON, par exemple. Mais à la différence des Allemands précités, ce quatrième album qui ne présageait (donc) rien de mieux, s'avère finalement tout à fait convainquant.

La musique de MALEFICENTIA n'a dans les grandes lignes pas beaucoup évolué. Elle reste mélodique, agrémentée de claviers, avec un bon niveau technique général et une maîtrise de la construction musicale presque sans faille. Les breaks sont là, les rebondissements aussi ; les pointes de vitesse et les changements de rythme ne font pas défaut. Après 15 ans d'exercice dans le métier, cela paraît normal. Mais là où le groupe fait la différence, c'est dans le rendu musical, c'est-à-dire au-delà de la symbiose des instruments et des mélodies, dans la capacité à faire de tout cela quelque chose qui sonne juste. Les longueurs ne sont pas absentes, mais rares, alors que plusieurs bons passages sont à recenser et que la subtilité n'est pas absente. Certes, il est difficile de trouver dans les 9 morceaux proposés (dont une introduction et une instrumentale), un seul qui soit à lui seul de belle qualité, mais aucun n'est à jeter, bien au contraire. Chacun apporte son lot d'intérêt et une réalisation générale suffisamment qualitative.

La pochette est simple mais efficace en adéquation avec le concept visiblement axé sur la Fin du monde. Malheureusement, comme il s'agit de « musique pour de la musique », il est difficile de ressentir ce concept dans l'ambiance qui reste cependant non dénuée d'émotions. Le livret 8 pages est simple, avec juste quelques retouches infographiques : le groupe a assuré le strict minimum.

Un bon album, vraiment, qui s'adresse naturellement aux fans du genre, mais qui saura inévitablement les intéresser s'ils ne sont pas trop exigeant sur l'originalité.

 

Retrouvez la chronique de PostChrist : http://www.postchrist.com/chroniques/2728/MALEFICENTIA-Finis+Gloriae+Mundi.html?symfony=34d9e75dd0f4b0e8c80d22fe20c3a849

 

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